La maison des esclaves d'Agbodrafo
PORTO SEGURO
Tu en as vu sur tes rivages,
Des hommes des femmes de toutes couleurs
Des négriers blancs sans pudeur,
Et même des nègres vendeurs d'esclaves.
Ils sont perdus au cimetière
De ta mémoire tricentenaire
Fini le temps des vieux corsaires,
D'esclaves en pleurs dans les galères
Allongés sur tes plages d'argent,
L'amour se joue en noir et blanc,
Sous les caresses et chants du vent.
Tous les métis conçus dans l'eau,
N'auront plus peur des blancs bateaux,
En frissonnant dans leurs berceaux.
Joseph Kokou KOFFIGOH
Lomé, Mai 2010
Extrait du recueil LA PASSION DES EPERVIERS avec l'aimable autorisation de l'auteur